Par rapport à ces trois EP "Darling, Darling, Darling...", "Scandale !" et "Al Abama" à l'électro-acoustique plus expérimental, l'album "613" a une façon délicate d'accorder à la fois l'instrumentation et l'électronique sans que ça en devienne trop "perché". C'est avec poésie que mots, violon, piano, boucle électrique sont posés en osmose par Louis Warynski.
Le problème de la musique électro-acoustique, c'est qu'on a cette peur inexpliquée de ne pas savoir si on va rentrer totalement dans l'univers de l'artiste (du moins, c'est en tout cas ma crainte personnelle) mais ici, l'alliance maîtrisée, surtout du violon et de l'électronique, arrive à nous emporter aisément dans un monde où l'onirisme est maître sans artifice superficiel ou surplus sonores. On peut ressentir cet ambiance singulière notamment avec, par exemple les titres, "Les métamorphoses du vide" , "Entendre la forêt qui pousse...", "Secret Hanshake" où notre oreille capte facilement les rythmes hypnotiques des machines aux sons électroniques et de la corde frottée de Louis Warynski.
Ce juste dosage musicale permet de ne pas dessiner une barrière que, certains artistes dans la mouvance électro, ne nous permet pas de franchir. En rentrant chez vous, mettez ce disque en fond sonore, allonger vous sur votre lit et lisez un bon bouquin ; ambiance apaisante garantie après une dure journée de cours ou de boulot.