Brillant. Une très bonne surprise
Bon, j'aime pas la voix du chanteur, trop stéréotypée "metal", mais sinon tout le reste est intéressant, et même brillant. On oscille entre le grunge, le garage et même parfois le prog tendance metal.
- "Fly in the batter" est desservi par une voix de chanteur grunge pénible, mais on trouve au milieu un magnifique instrumental (vers 3 : 00).
- "Lost" est un espèce de capharnaüm metal saccadé, énervé et drolatique (avec des passages barrés au xylophone).
- "Ray gun" commence par des salves de guitare qui miment des tirs de blasters, appuyé par une basse et une guitare très heavy metal, très drôle. Pour une fois le chant me convainc, avec cette ligne très blues, très grasse, très appuyée. C'est au moins aussi bien qu'un hit des White Stripes.
- "Hole in the sky" est un tout petit truc blues, une sorte de "Little wing" sursaturé. Priceless.
- "Children of Sierra Leone" est constitué de dérapages contrôlés de guitare électrique, à la Steve Vai, avec des passages heavy metal.
- "Don Pardo Pimpwagon" est un espèce de morceau de swing à la Burt Bacharach revu à la sauce funk énervé, c'est étrange, très prenant et cela relève vraiment du morceau de bravoure.
- "Legend of Van Cleef" est un hommage aux westerns spaghettis, avec un souffle épique un peu distancié, du xylophone et des influences orientalisantes, autant dire qu'on s'amuse bien et que c'est n'importe quoi.
- "Guitar sucks" est un morceau de bravoure pour guitar hero, d'abord metal, puis plus blues mélodieux, puis à nouveau metal à 100 à l'heure.
- Top of the World est une parodie de morceau de doo wop ! Mouahaha, l'esprit de Frank Zappa vit encore. A noter les solos metal entre deux couplets dégoulinants accompagnés de choeurs hilarants.
- R2 est une définition du heavy metal, mais encore une fois avec des influences bacharachiennes.
- "Time se résume à 4 minutes de guitare sursaturée.
Résumons : 9. 11, dont tous les bénéfices ont été reversés à la Croix Rouge américaine après le 11 septembre, est un très bon album de heavy metal. Il se situe au point d'équilibre entre le heavy metal classique d'un Satriani et le metal WTF d'un Steve Vaï, accueille de nombreuses influences et se permet d'être parfois ironique.