Chez Holy Esque, ce sont les années 90 qui sont à l’honneur : des effets de guitare à la voix écorchée de Pat Hynes, aux envolées de corbeaux mettant une touche gothique/cold wave à des mélodies brit pop. De Puressence à Strangelove (parmi les plus intéressants) en passant par JJ72 (nettement plus détestable), on a déjà entendu ça et nostalgie mise à part, les Ecossais de Holy Esque font plutôt bien le job dans un album honnête quoique souvent convenu. Sauf quand le groupe se laisse aller à quelques emphases dégoulinantes de pathos et donc de lourdeur (Doll house). Ni gigantesque, ni grotesque…Holy Esque.