Avec BE, Beady Eye tente de sortir de l’ombre d’Oasis en explorant une voie plus expérimentale. Et sur le papier, l’idée est séduisante. Dave Sitek à la production insuffle une touche psyché et atmosphérique qui rompt avec les codes britpop. Certains morceaux comme Flick of the Finger ou Soul Love intriguent et montrent une vraie volonté de renouvellement.
Mais cette ambition se heurte vite à une exécution inégale. L’album manque de cohérence, et plusieurs titres peinent à laisser une vraie empreinte. Liam Gallagher, fidèle à lui-même, apporte du charisme mais montre ses limites dès que la musique demande plus de nuance. Les textes, eux, oscillent entre banalité et règlements de comptes à peine voilés.
En fin de compte, BE est un disque courageux mais inabouti. Il y a des idées, des intentions, mais trop peu de consistance. Une écoute qui intrigue, parfois séduit, mais laisse globalement sur sa faim. D’où ce 6/10 : une moyenne pour un album qui aurait pu viser plus haut, mais qui reste coincé à mi-chemin.