Luxe, calme et volupté…Venu du bout du monde, The Phoenix Foundation propose une pop au charme universel et à la technologie parfaitement dosée.


La Nouvelle-Zélande a toujours été terre de pop. Que l'on se souvienne juste de The Jean Paul Sartre experience, des Verlaines, des Bats, des Chills ; toute cette mouvance signée sur le mythique label Flying Nun (qui a sorti le précédent album de The Phoenix Foundation, tiens, tiens...) et encensée par les Inrocks à l'époque.


Au niveau du fond pourtant, c'est-à -dire des mélodies, The Phoenix Foundation rappellerait plutôt les voisins Australiens de Go-Betweens (Orange &Mango, Wonton) ou les lointains Anglais de House of Love (Bitte, bitte). En tout cas; , il y a quelque chose de fondamentalement pop'n cool qui, se dégage, de la musique du groupe.


Cette propension à la la légèreté est valable dans les moments catchy du disque, elle l'est encore plus dans, ses moments nonchalants., Sam Flynn Scott, principal vocaliste de The Phoenix Foundation, prend alors une densité de crooner., Mais , derrière chaque mélodie, on retrouve un substrat, composite fait d'un nappage de synthés et de programmations, : avec Eventually et Bailey's beach, c'est Richard Hawley qui va prendre un peu d'Air. Sur Skeleton, il se pervertit chez Goldfrapp.


Cet habillage d'un psychédélisme diffus parcoure tout, Buffalo qui se, clôt d'ailleurs sur le titre le plus vaporeux du disque, un beau Golden Ship, le meilleur des véhicules pour des paradis artificiels., The Phoenix Foundation n'est pas donc qu'un groupe de guitares bien au contraire. mais en même temps, cette électronique"enrobante" ne prend jamais le pas sur l'essence du groupe ;, elle l'accompagne et la bonifie. Buffalo est ainsi un tube irrésistible d'électro-pop sur les traces de MGMT ou de, Postal Service mais réalisé avec une précision d'horlogerie suisse et un équilibre parfait entre fond et forme ;, mélodie, guitares et électronique. Avec The Phoenix Foundation, cela respire toujours, même lorsque la brise de Orange & Mango se transforme en souffle shoegazer à la Slowdive.


On se dit surtout que chaque chanson pourrait se jouer guitare/voix sans que cela pose problème au groupe. Sauf qu'ainsi arrangées, elles sont encore meilleures. Le fond et la forme.

denizor
8
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs albums de 2010

Créée

le 26 nov. 2012

Critique lue 82 fois

denizor

Écrit par

Critique lue 82 fois

1

D'autres avis sur Buffalo

Buffalo

Buffalo

8

BenoitRichard

2567 critiques

Critique de Buffalo par Ben Ric

The Phoenix Foundation joue une pop moderne qui regarde dans le rétro, un peu comme si Richard Hawley ou Damon Albarn avaient croisé un jour la route des MGMT. Un groupe bien dans son époque, qui...

le 27 déc. 2013

Du même critique

Oiseaux-Tempête

Oiseaux-Tempête

8

denizor

1605 critiques

Critique de Oiseaux-Tempête par denizor

Le monde appartient aux ambitieux et Oiseaux-Tempête ne nous propose pas un simple voyage post-rock mais une véritable Odyssée dans une musique qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Album après...

le 10 janv. 2014

36 quai des Orfèvres

36 quai des Orfèvres

2

denizor

1605 critiques

Critique de 36 quai des Orfèvres par denizor

Ce film est un imposture. Au moment de sa sortie, la production avait capitalisé sur le passé de flic d'Olivier Marchal pour nous vendre le film comme "ultra réaliste", montrant de l'intérieur les...

le 1 févr. 2016

Pain Is Beauty

Pain Is Beauty

8

denizor

1605 critiques

Critique de Pain Is Beauty par denizor

Il est amusant de voir la promo de Chelsea Wolfe ramer pour définir la musique de la demoiselle : « drone-metal-art-folk » tel est le genre-valise utilisé pour catégoriser la musique de l’Américaine...

le 28 oct. 2013