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Il existe une touche française dans une certaine pop indé du moment : ce n’est pas à proprement parler une « French Touch » mais ce qui faisait la spécificité du mouvement d’hier semble s’être répandu dans les groupes d’aujourd’hui : de Phoenix à Tellier, de Breakdot à Air. Les Bordelais, auteur d’un premier album majeur, ont comme les groupes précités, cette faculté de faire de neuf avec du vieux et d’arriver à faire coïncider dancefloor avec une sensualité rock. Il y a là plutôt moins de rythmiques « boum boum » assénées avec les pieds que chez la majorité des Anglais, mais plus de groove, plus de funk. Et ce qui pourrait apparaître comme une faiblesse, avec par exemple le refrain disco du single *Hundred years late*r, peut devenir à la longue force. Le kitsch et son cortège de claviers vintage devient ici une marque
de fabrique, une finesse d’exécution dont ne peut pas prétendre par exemple les Klaxons. Les Bordelais d’Adam Kesher restent toujours les plus anglophiles de la bande avec un Blue purple qui sonne comme un remix de Cure et quelques moments d’une folie Mad Chester (Gravy train, Knock myself out) qu’on croyait terminée. Le groupe a trouvé son style et propose quelques must dont un Kiss me Kinski qui vous fait danser intelligemment ; reste à ne pas trop le décliner la formule ad libitum, ce qui pourrait être le grief de cet album par rapport à son précédent. Qu’on se rassure, si Adam Kesher peut à dans ses futurs albums produire un titre aussi imparable que Julien, Julie, toutes guitares dehors et des synthés réduits à la portion congrue, alors l’avenir des Bordelais sera radieux.
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le 8 juil. 2016
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