On commence à en avoir l’habitude : un groupe français qui marche crânement sur les plates-bandes des Anglo-saxons, sans avoir à en rougir. Produit par le vétéran Clive Martin mais enregistré à Paris, Clandestine aura du mal à rester clandestin, au vue de sa sortie internationale. Passé cette fierté cocardière, l’album du Parisien ne se démarque pas vraiment du lot, les Français franchissant sans problème la barre des figures imposées (avec même la jolie ballade acoustique en fin d’album) mais ne se lâchant pas suffisamment sur les figures libres. Sous haute influence Strokes et Buzzcocks
Brooklyn propose un rock efficace, alerte, presque jovial. On est à un niveau nettement plus élevé que chez les pauvres Second Sex ou BB Brunes mais sans atteindre jamais l’excellence. Néanmoins, deux titres font dresser l’oreille, dûs sans doute à Tony Colson (Dombrance) : A car and a tree et Many times prouvent que les rockeurs peuvent avoir un feeling soul. Pour ces deux titres, ces New Yorkais de cœur vont se dorer la pilule sous le soleil californien et cela leur va bien…