Cosmofamille
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Cosmofamille

Album de Moongaï (2013)

Les arrangements, c’est important et ceux-ci transforment le côté variété de Moongai en produit électro-pop intéressant, proche dans ses meilleurs moments de Bjork et d’Emilie Simon.
Il y a quelques années, Louise Vertigo, 2 source et Lily Margot, avaient essayé de mêler chanson française et électronique. Vous les aviez oubliées, c’est normal, les trois projets n’avaient pas réussi à faire oublier leur engeance un peu variétoche (surtout pour les premiers, la troisième s’en sortait mieux). A quinze ans de distance, Moongai, se confronte, à cet exercice périlleux. Là encore, il s’agit d’une chanteuse (Eva Ménard) et d’un électronicien (Grégoire Vaillant). Là , encore le choix du français est assumé ainsi que des lignes de chants flirtant avec un côté variété un peu affecté, parfois, swing. Que l’on se rassure, Eva Ménard est encore loin de Hélène Ségara ou de Sandy Valentino (ou de Basia, si l’on veut internationaliser le débat), mais certains titres prennent quand même quelques risques avec le bon goût (Cosmofamille, monsieur voisin).
Heureusement, du coté de la musique, Moongai prend de la distance avec tout ça et opère un saut qualitatif indéniable. Grégoire Vaillant veille et l’homme plonge les mélodies dans un bain d’électronique, pour la peine, pas, vraiment édulcoré. Les programmations et parties de claviers, puissantes et, profondes, font feu de tout bois. Et derrière les poum tchaks et les parties de violon, d’usage, elles savent se montrer subtiles avec des sons cristallins et des touches impressionnistes., Moongai, évoque dès lors Bjork et Emilie Simon. Le rapprochement est encore plus prégnant quand, les mélodies sont elles mêmes à la hauteur. Eva affine ses lignes de chant, donne plus de nuances à son interprétation, arrive à trouver des intonations touchantes. Toute la deuxième partie de l’album se vit passionnément (Cryptogénique, En scaphandre, Cow Boy, Visage Pâle, Looping), , le duo arrivant à trouver le souffle nécessaire pour porter de belles mélodies. A se demander, pourquoi ils ne sont pas partis si fort dès le début du disque, nettement plus moyen. Moongai se permet de terminer son disque électro-pop par un morceau de folk largement acoustique, chanté en anglais, à la Cocoon (Go Home). Le duo n’a pas fini de nous étonner.

denizor
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le 10 janv. 2017

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