De Expugnatione Elfmuth c'est un de ces albums qu'il faut écouter, réécouter, encore et encore. Quand le hasard m'a conduit à cet album, mes oreilles ont d'abord trouvées cette voix hurlante tout droit surtout d'un furoncle du cul de Satan absolument ignoble. Mais mon cœur a été saisit par ces instru' qui touchent à la fois un petit air un peu baroque, un peu onirique, un peu médiéval tout en tabassant juste ce qu'il faut derrière. La quintessence de ce gloubi-boulga (qui est un terme que je n'aurais jamais associé à cette musique mais passons) musical se trouve sans aucun doute dans la chanson Solvitur Ad Elfmuth (Ante Bellum), la meilleure de l'album et de loin. D'abord, j'y revenais rien que pour ce mélange particulier en faisant abstraction de cette voix qui m'empêchait plus de dormir qu'autre chose. Mais à force, on se rend compte que c'est un tout et qu'une fois passer au-delà cette agression auditive, on apprécie l'ensemble, ensemble qui ne peut se séparer de ces hurlements terribles et torturés. C'est une sorte d'expérience pénible et douloureuse mais tellement addictive qui fait de cet ensemble l'un des albums que j'ai sans doute le plus écouté en découvrant à chaque fois quelques petites subtilités que je n'avais pas entendue la fois précédente. Après, je ne blâmerais personne de ne pas supporter ''la voix'' mais m'est avis que ça vaut la peine de se faire violence. C'est pour une juste cause.