Pourquoi écouter "Different Gear, Still Speeding" (titre-programme clair) de Liam Gallagher quand, comme moi, on considère le chanteur-"star" comme l'un des pantins les plus ridicules de l'histoire du rock, et qu'on a depuis longtemps décroché de l'écoute des disques-pensum d'Oasis ? Curiosité ? "Dernière chance" (que je me donne, parce que Liam n'a pas besoin qu'on lui donne une chance, tout va bien pour lui, merci…) ? En tous cas, l'écoute, même attentive, de l'album n'apporte aucune révélation, et certainement pas de surprise : la vieille obsession pour Lennon est toujours là, enrichie de nombreuses références au rock anglais des sixties (un repompage assez flagrant du "I Can't Explain" des Who par exemple), les compositions sont correctes, parfois même bonnes sur une poignée de chansons, la voix de Liam est toujours la même et donc, à mon avis, irritante. Néanmoins, il se dégage de "Different Gear, Still Speeding" un sentiment assez sympathique d'ambition limitée, de "musique pour le plaisir" qui tranche agréablement avec la morgue démesurée des années Oasis. [Critique écrite en 2011]