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Tout commence en 1966, lorsque Eric Clapton est encore chez les « Bluesbreakers » le groupe de John Mayall avec qui il ne sortira qu’un seul album (un monument du Blues britannique des années 1960). Mais lorsque ce disque sort, il n’est déjà plus là et vient de former l’un (le) des premiers « supergroupe » de l’histoire : « Cream » avec Ginger Baker à la batterie et Jack Bruce à la basse et au chant.

Avec « Cream » il quittera le blues sauce british qu’il jouait avec les Yardbirds puis John Mayall pour explorer de nouveaux sons et notamment le rock, la pop et le psychédélique et c’est avec ce second album « Disraeli Gears » que la sauce prendra vraiment et que le groupe livrera son ultime album, témoin d’une époque révolue et d’une inventivité sans faille, à l’image de cette sublime pochette.

Clapton est (une fois de plus) au somme de son art et avec Cream il touche à tout, à la pop teinté de funk avec cette sublime ouverture « Strange Brew », au blues psychédélique « Outside Woman Blues » ou sa superbe utilisation de la pédale Wah-wah sur « Tales Of Brave Ulysses ».

Tout l’album est sensiblement du même niveau, inventif, audacieux, planant et surtout brillant, avec une basse omniprésente (et géniale !), une voix aigu allant parfaitement avec les chansons, des riffs sexy et des solos de Clapton toujours juste.

Puis il y a ce titre, surement le plus connu du groupe « Sunshine Of Your Love » qui frise la perfection et ca se ressent dès que les premières notes de cette intro mémorable résonnent. D’ailleurs, le groupe ne voulait pas l’inclure sur l’album à la base n’étant pas satisfait du morceau. Ce fut un ingénieur du son qui proposa de la modifier légèrement… Comme quoi, une légende se construit parfois sur bien peu de choses…

Surement le meilleur album de Cream (bien que « Wheels Of Fire » pourrait presque tenir la comparaison) et même l’un des meilleurs de Clapton, solo et groupe confondu. Il remporta un vif succès à l’époque, 5ème dans les charts britanniques et 4ème dans ceux américains.

Docteur_Jivago
9
Écrit par

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il y a 8 ans

30 j'aime

3 commentaires

Disraeli Gears
nico94
7

Critique de Disraeli Gears par nico94

Il faut rendre à Cream ce qui appartient à Cream, non seulement il fut un très bon groupe mais il fut novateur dans la deuxième moitié des 60's, un groupe important du blues rock et de l'acid rock,...

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il y a 3 ans

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Disraeli Gears
BenByde
10

Trip sans acide

Après un premier album largement inspiré par le bleus cher à Clapton, Cream se laisse emporter par la grande vague psychédélique de 1967-68 qui frappe tous les groupe sur son passage. Disraeli Gears...

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il y a 3 ans

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Disraeli Gears
Yasujiro_Rilke
6

Critique de Disraeli Gears par Yasujirô Rilke

Un voyage vers les confins de l'acid rock. Avec des premiers morceaux qui ont marqué la musique des late 60s. Et des queues de comète de l'album qui ouvrent tout un champ de l'expérience musicale,...

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