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Il était une fois, chez les bourges...

Avis sur EVERYTHING IS LOVE

Avatar Guillaume L.
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Laissez-moi vous raconter l'histoire de l'album de Jay-Z et Beyoncé qui avait fait tout un boucan dans les médias parce qu'ils avaient eu le Louvre comme décor pour un clip.

Ça commence avec Summer. Ambiance posée, Beyoncé chante une mélodie plutôt bateau mais bon... Et puis arrive Jay-Z. Je ne sais pas ce qu'il a voulu faire avec cette façon de rapper, mais je trouve ça plat, contrairement à ce qu'il est capable de faire habituellement. Il n'a pas la voix pour rapper de cette façon-là en fait. Certains comme Kendrick Lamar arrivent à avoir ce ton un peu bas et ces coupures nettes d'un ou deux temps entre les différentes phrases, là c'est juste étrange. Le morceau n'est pas inécoutable, mais ne décolle jamais.

Apeshit c'est vraiment pas terrible... La voix de Beyoncé qui tente de faire du rap c'est juste moche. Et elle fait du mumble rap à deux ronds en plus, ça ne relève pas le niveau. On retrouve aussi le son de caisse claire en carton typique des albums de Hip-Hop de ces cinq dernières années... Des fois j'ai juste envie de retourner en 2005-2007, au moins les sons de percussion chez les ricains étaient lourds. Le couplet de Jay-Z est pas mal, mais hélas assez court. Sa femme par contre c'est juste inécoutable.

Boss c'est très ennuyeux. Ennuyeux parce que malgré les cuivres en fond sonore, comme dans Summer, ça ne décolle pas. Il y a de la charley de trap toute pourrie aussi dans le morceau, un couplet de Jay-Z potable, mais hélas faut se coltiner Beyoncé aussi. En fait elle a du mal à trouver l'équilibre entre chanter et rapper. C'est naturel comme elle est chanteuse de se mettre à chanter à moitié en rappant, je peux comprendre, mais ça n'empêche pas de le faire bien normalement. La voix est parfois lissée en post-production mais il y a des fausses notes qui sont quand même ici et là, absolument immondes.

Ah sur Nice c'est parfait, ils ont combiné tout ce que je n'aimais pas de la production des titres précédents en ajoutant des infrabasses moches. Comme ça au niveau de l'instru il n'y a rien à sauver. Encore une fois Jay-Z fait le café, et Beyoncé devrait plutôt retourner chanter avec Coldplay ou faire une BO pour Disney au lieu de se mêler des projets de son mari comme ça. Le refrain est d'une pauvreté mélodique affligeante.

713 commence pas trop mal. En fait les trente premières secondes sont bien. Après un début de refrain par Beyoncé tout droit copié-collé de Summer Love de Justin Timberlake, il y a une note dégueu très autotunée et ça part en cacahuète. Comme pour les autres titres de l'album ça ne décolle jamais aussi bien du côté des voix que des instruments. Ce qui fait que les couplets corrects de Jay-Z sont annihilés par le reste du morceau.

Pour Friends j'aime bien le petit motif musical qui revient tout le long du morceau et les couplets de Jay-Z encore une fois. Mais pourquoi fallait-il que le reste de l'instru et le refrain soient aussi fades ? Beyoncé n'a-t-elle pas compris que ce qui fait que ses chansons sont des tubes c'est que les refrains sont accrocheurs ? Même Drake que je ne porte clairement pas dans mon coeur l'a mieux compris qu'elle, et pourtant les refrains qui décollent, il a du mal avec le concept.

Heard About Us est naze. Voilà, j'en suis à ce point-là, comme chaque chanson de l'album a les mêmes défauts, il devient difficile de trouver des qualités une fois arrivé au septième titre. Mais je ne suis pas pessimiste, peut-être que les deux derniers titres seront bons, qui sait.

Bon avec Black Effect j'étais chaud, l'intro donnait envie d'écouter la suite (bonne idée ce changement de tonalité dès que Jay-Z débarque d'ailleurs), mais on retombe dans les mêmes travers que pour tout le reste de l'album. Après honnêtement, le niveau de l'album est tellement bas que comme c'est pas le pire morceau, c'est pas si inécoutable que ça.

Notre histoire se conclura avec Lovehappy, parce qu'après tout ça on a besoin d'amour et de joie. La production n'est pas mal mais comme d'habitude (vous avez deviné la suite) : ça ne décolle pas. On dirait un collage de passages chantés de Beyoncé pas trop mal mais qui n'ont aucun rapport entre eux ni avec l'instru qui tourne derrière avec des prises alternatives des morceaux précédents ajoutés en vrac sur l'instru en question. Je commence à me demander si ce n'est pas comme ça qu'ils ont écrit l'album, en prenant plein d'idées musicales en vrac et en mixant le tout une fois que le producteur leur avait envoyé l'instru.

Les paroles évidemment, puisque je n'en avais pas parlé, ça évoque principalement leur réussite. je comprends cet égo trip, c'est plutôt courant dans le milieu, en soi ça ne me gêne pas, mais autant en faire quelque chose de vraiment grandiloquent (comme Watch the Throne ou même My Beautiful Dark Twisted Fantasy sur lesquels les quelques titres où Kanye West se la jouait "j'ai trop réussi ma vie" étaient chouettes) et pas d'une telle platitude.

Moralité : Être riche c'est probablement super cool, mais ça n'empêche pas de faire de la merde.

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