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le 3 nov. 2013
SuivreCritique de El Naval par Sergent_Pepper
Planant et mélancolique, la voix feutrée atteint les abîmes de la tristesse et les arrangements les sommets du raffinement.
L'ambiance est cotonneuse, le charme boisé et l'humeur faite d'une indéfinissable et douce mélancolie. Ainsi pourrait se résumer l'univers des deux asturiens de Mus, un univers composé d'impressions fugaces. C'est vrai que Monica Vacas et Fran Gayo ont des allures de cousins ibérriques de Hope Sandoval et de Dave Roback (alias Mazzy Star). Un même spleen distillé derrière des mélodies intimistes. La magie nait ici d'un piano ou de l'arrivée d'un vibraphone (Embalses y rios). On s'abandonne totalement derrière tant de quiétude et même si la batterie et les guitares s'emballent le temps d'un Cuesto, c'est pour mieux nous donner envie de retourner dans le doux cocon de Casi Ensin Zarrar los Güeyos (proche d'un Slowdive dernière époque). La découverte est à la hauteur de notre retard ("El naval" est un deuxième album) et Mus devient, comme par enchantement, notre groupe espagnol préféré
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Créée
le 4 sept. 2015
Critique lue 96 fois
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le 3 nov. 2013
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