Electric Balloon par Chro
Par Johann Trümmel
Ava Luna est la preuve que l’on peut encore faire de la pop ultra référencée, sans perdre de sa fraîcheur, en ces temps rétromaniaques et archivistes. Orval Carlos Sibelius l’avait déjà rappelé l’an dernier, avec son magnifique Super Forma, qui allait beaucoup plus loin que ce qu’annonçait sa panoplie pop 60’s psyché, grâce à des compositions formidables, aussi sophistiquées que sensibles.
Ava Luna en est à son troisième album, après les très bons Services (2011) et Ice Level (2012). Le septet new yorkais mené par Carlos Hernandez poursuit sa route, perfectionne son style et affine ses références, parfait son identité avec Electric Balloon. On y trouvera, comme sur les autres albums, des morceaux aussi soul que post punk, non pas entre XTC et Prince, mais parfois XTCesques, et parfois prinçoïdes. Le morceau d’ouverture, « Daydream », pourrait sortir d’une session parallèle du Drums and Wires d’XTC, avec, comme chanteur, un David Byrne sous drogues dures lancé dans un spoken words démentiel, comme dans le « Born Under Punches » qui ouvrait Remain in Light.
L’éventail des références est jusque-là très ciblé fin 70’s. Si, le plus souvent, Hernandez chante soul, ses choristes/instrumentistes Felicia Douglass et Becca Kaufman s’amusent, dans « leurs » morceaux, à pasticher Ari Up et ses copines des Slits, comme sur « Sears Roebuck MnMs ». (...)
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