Everything Was Beautiful and Nothing Hurt par denizor

A quoi reconnaît-on un bon groupe ? Par exemple en tombant sur une compilation d'un groupe inconnu au nom emprunté à un poète irlandais et qui fait naître l'incompréhension voire le regret : comment ai-je pu passer à côté de ça !! Le "ça" ici prendra le nom de Tompaulin. Et on se rassurera en se disant que la poignée de singles et leur seul album the town and the city n'auront trouvé aucun échos de ce côté-ci de la Manche. Everything was beautiful an nothing hurt (titre très méthode Couet) permet donc de faire une séance de rattrapage et regroupe donc les quatre singles complétés de faces B et de deux versions démo. Une belle collection de titres en vérité où l'on retrouve une version plus pop du folk pastoral de Mojave 3 (North, Second rate republic…), des titres simples et beaux qui n'auraient pas dépareillé dans la discographie lumineuse de Belle and Sebastian (Wedding song). Mais avec Tompaulin, tout n'a pas la légèreté de It's a girl world. Slender adopte le même crescendo que All I want is you, classique de U2 ; Swing low stuart sombre dans la noise ou My life as a car crash se pare d'une sensibilité Curiste. Quelque soit le registre, Tompaulin assure. La preuve, impossible de distinguer les singles des faces B !

denizor
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le 7 oct. 2015

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