Pour leur premier album, les Américains de Morning Teleportation n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère ! Un album long, ambitieux, riche et foisonnant d’idées sur les traces de Modest Mouse, Vampire Week end ou Devendra Banhart. Psychédélique dans l’âme, « Expanding anyway » alterne moments luxuriants débordant largement de la bulle folk-rock (avec des rythmiques world, une fanfare effervescente ou enrobé de synthés analogiques) et passages d’une pureté mélodique restituant une beauté virginale (« daydream electric storm« ). Totalement débridé, libre dans sa tête et somme toute assez génial, Morning Teleportation accouche de drôles de chansons touchantes à la fois frustes et sensibles ; avec eux, la rusticité n’a jamais été aussi branché (« Banjo disco« ). La présence vocale de Tres Cocker, dans un timbre proche de celui de Sharko, n’est pas aussi étrangère au charme étrange qui émane de ce disque un peu tordu. Déjà un grand groupe !
denizor
8
Écrit par

Créée

le 28 nov. 2012

Critique lue 143 fois

denizor

Écrit par

Critique lue 143 fois

1

D'autres avis sur Expanding Anyway

Expanding Anyway

Expanding Anyway

8

denizor

le 28 nov. 2012

Suivre

Critique de Expanding Anyway par denizor

Pour leur premier album, les Américains de Morning Teleportation n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère ! Un album long, ambitieux, riche et foisonnant d’idées sur les traces de Modest Mouse,...

Du même critique

36 quai des Orfèvres

36 quai des Orfèvres

2

denizor

le 1 févr. 2016

Suivre

Critique de 36 quai des Orfèvres par denizor

Ce film est un imposture. Au moment de sa sortie, la production avait capitalisé sur le passé de flic d'Olivier Marchal pour nous vendre le film comme "ultra réaliste", montrant de l'intérieur les...

Oiseaux-Tempête

Oiseaux-Tempête

8

denizor

le 10 janv. 2014

Suivre

Critique de Oiseaux-Tempête par denizor

Le monde appartient aux ambitieux et Oiseaux-Tempête ne nous propose pas un simple voyage post-rock mais une véritable Odyssée dans une musique qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Album après...

Pain Is Beauty

Pain Is Beauty

8

denizor

le 28 oct. 2013

Suivre

Critique de Pain Is Beauty par denizor

Il est amusant de voir la promo de Chelsea Wolfe ramer pour définir la musique de la demoiselle : « drone-metal-art-folk » tel est le genre-valise utilisé pour catégoriser la musique de l’Américaine...