Co-fondateur avec Josh Tillman du groupe post-rock Saxon Shore, Matthew Warn revient avec un nouveau projet aux antipodes de son premier. Pour Midnight Faces, il est accompagné de Philip Stancil pour un projet nettement plus pop et chanté : le duo le juge comme étant proche d’un Tom Petty joué à la manière de Cure. Cela ressemblerait plutôt à du Coldplay produit à la manière de, au mieux Cocteau twins, au pire Pet Shop Boys. C’est vrai qu’au début Fornication donne vraiment le change, la musique a de l’ampleur et on peut se laisser submerger par une certaine force émotionnelle (Crowded halls) et un certain entrain communicatif (Kingdom come). Mais de la jubilation à l’écoeurement (comme de l’amour à la fornication), il n’y a qu’un pas et in fine, c’est bien ce second sentiment qui en gâche le premier, face à un disque par trop empoulé et parfois englué dans une production synthé new wave du début des années 90 un peu pénible. Tout est question de dosage et Midnight Faces en fait des tonnes. Dommage car il y a vraiment de bonnes choses là -dedans.