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Critique de Fragments, Footprints & the Forgotten par DesAcides
Magnifique, mais inqualifiable. Mais magnifique. Y a du Ennio Morricone, de la folk qu'elle est bieng, et le type a une voix monumentale.
le 23 mars 2012
Entre lumière et ténèbres, Declan de Barra est un vrai songwriter irlandais donnant un air sacré à une musique profane. Une présence pleine de charisme qui fait de Fragments, Footprints and the Forgotten un album d’exception
Pour son troisième album solo, le songwriter réaffirme ses origines en reprenant, , a capella Wind that shakes the Barley, classique de la musique irlandaise à tel point que le morceau servait de titre original au film de Ken Loach racontant la naissance douloureuse, de la République d'Irlande ("Le vent se lève" en VF ). Mais, De Barra n'avait même pas besoin de cette reprise pour faire sentir à son auditeur d'où viennent son sang et ses racines (Declan n'est pas Nolwenn).
Tout transpire l'Irlande dans Fragments, Footprints and the Forgotten. Sans outrance, sans, ostentation, sans folklorisme de pacotille mais en profondeur. Par exemple, le songwriter n'utilise pas la carte de l'arrangement celtique : pas de biniou, de bombarde et autres instruments traditionnels si ce n'est sur You will Overcome et son tapis frémissant de cornemuse irlandaise. Si ce n'est aussi sur Black Crow call et son maigrelet accordéon. De Barra préfère empoigner le plus souvent sa guitare de songwriter pour nous convier à des ballades acoustiques ou électriques (et même salement électriques sur l'énervé Fuck the Begrudgers). Fragments, Footprints and the Forgotten est plutôt du genre dépouillé et laisse souvent un boulevard à la présence vocale de De Barra, chanteur pour le moins exceptionnel.
A l'écoute de son, disque, on pourrait, même penser qu'ils sont, deux, voire trois,, derrière le micro : De Barra arrive à chanter d'une voix caverneuse qui vient du ventre mais aussi d'une voix de tête emplie angélisme. La Terre et les Cieux ; le blues et la folk des affaires profanes et le chant, liturgique des choses du sacré. De Barra est le passeur de ces deux dimensions, de ces deux énergies contraires et complémentaires. Entre les deux,, il lâche une voix de médium, magnifique avec, ce qu'il faut d'aspérités pour marquer au fer rouge les esprits (le bouleversant A city somewhere, beau comme un vol de corbeaux au dessus de la lande)., Sur une terre, où les fantômes côtoient les vivants (Blossom tree), il était normal que la présence de Declan de, Barra soit particulièrement habitée voire hantée.
Même quand la musique se fait plus fournie et que l'ambiance nocturne laisse la place à de jolies lumières diurnes, (le sublime Deep in the ferns,, au lyrisme maitrisé),, il, garde, cette force d'attraction et ce charisme qui lui fait tutoyer, les, Dieux que sont Johnny Cash, Nick Cave ou Jeff Buckley. Avec l'âme irlandaise en plus.
Créée
le 26 nov. 2012
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