Drôle de nom pour un duo atypique : une combinaison basse (Laurent Paradot de Headcases) + batterie (Florian Belaud de Gina Artworth), on ne voit pas cela tous les jours. Ah j'oubliais, une voix au timbre rappelant Johnny Rotten, une voix complètement timbrée vociférant, yaourtant, délayant et se calmant (parfois). Le duo multiplie les humeurs, les ambiances. Les intermèdes sereins laissent vite la place à des moments tendus voire hystériques. Gâtechien évoquerait Jesus Lizard ou Shellac qui aurait découvert le post-rock et la structure libre. A travers, 6 morceaux courts et sans nom, le duo exprime toute sa singularité en utilisant au maximum ce que peut offrir leurs instruments respectifs : au final, on oublie souvent qu'il n'y a pas de guitares !!! A deux dans cette formule minimaliste, Gâtechien arrive là où des groupes de cinq échouent.

denizor
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le 30 sept. 2015

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