On peut être un artiste solo et chercher à tout prix des collaborateurs. C’est le cas d’Antoine Bédard alias Montag, un Québécois exilé à Vancouver féru de vieux synthés analogiques et fan d’instruments acoustiques. Le musicien pousse même l’idée de partages tellement loin que sur le morceau-titre, il a fait un appel d’offres à tous les musiciens du monde entier pour que chacun lui envoie un son : Going places est donc un titre-collage fait de tout de matériel issu de 70 artistes (on parle d’Isan, Vitaminsforyou…) venant de 15 pays. On perçoit bien l’esprit ludique et ouvert de Montag dans ce défi. Lorsqu’il est tout seul, la musique de Montag ressemble à du synthé-pop naïf à la Solvent où Bédard chante comme Etienne Daho (Alice , Plus grand que). Mais sa musique prend plus d’intérêt quand il confronte son univers à celui de ses invités.
Montag aime l’acoustique, parfait il trouve en Owen Pallett (aka Final Fantasy), le partenaire idéal pour faire une joute musicale (Softness, I forgot your name). Montage est un doux rêveur, parfait Anthony Gonzales de M83 pourra être le compagnon pour rendre Air-ienne la pop du Canadien. Bédard profite aussi du vivier de chanteuse de son pays pour trouver des vocalistes de talent : Ida Nilsen de Great Aunt Ida, Leah Abramson ou Ami Millian de Stars pour un titre délicieusement suranné – presque Claudine Longet (Safe in sound). Il était aussi normal que ce spécialiste de synthés rencontre les Au revoir Simone pour un résultat sympatoche, Lali Puna-esque, mais un peu décevant eu égard à ce que l’on pouvait en attendre. Pour ce qui avait raté les épisodes précédents, Going places est le troisième album de Montag et il est aussi divertissant qu’une partie de Légo