Etonnamment, les Texans de Calhoun se présentent à nous sans label pour un Heavy Sugar au potentiel commercial évident. Drôle d’époque où même les artistes « mainstream » dans l’esprit ont du mal à trouver un label pour un troisième album produit qui plus est par Jim Barber (Ryan Adams, Hole). Le groupe se réclame de Fleetwood Mac mais on peut trouver dans leur musique une quantité de références allant de Grandaddy à Band of Horses en passant par Coldplay ou The Housemartins. Il y a le choix, c'est un peu l'auberge texane.
Tout ceci donne un album agréable quand le groupe n’essaye pas de jouer trop sur la corde sensible à coups de mélodies mielleuses et de claviers niais (Lioness, Heart of Junk). On préfère le groupe sur des titres où la rythme plus enlevée cache des mélodies plus clairs obscurs. Dès lors, les arrangements se font plus originaux et bigarrés ; dès lors, Calhoun emboite crânement le pas d’Arcade Fire (Knife fight, Indian Melody, Many happy regrets ). Ce qui n’est déjà pas si mal.