II
7.5
II

Album de Alfie Ryner (2012)

Telle la chimère de la pochette (mi chèvre mi poisson), Alfie Ryner ressemble à une créature hybride nageant en eaux troubles. Le chant sur l’inaugural La Kunda pourrait nous faire passer à côté d’un bon disque, le phrasé et la voix avec accent pouvant évoquer Zebda. Mais Alfie Ryner est à la fois plus jazz et plus rock que cela, entre brass band et giclée séminale. Les Français,, tirés à quatre épingles, comme les braqueurs de Reservoir Dogs, aiment surtout prendre leur auditeur à rebrousse poil et enchainent donc un tango bruitiste (Tango Toxico) avec une lente déambulation toute en respiration entre jazz et post-rock que n’aurait pas renié Tortoise (5+5=9). Avec Hum et redhum, il est temps de sentir la sueur et la moiteur de la nuit : la guitare sombre dans la folie d’un solo hypnotique et la rythmique free, vous emmène aussitôt dans le sous-sol d’un club enfumé. On pourrait citer Soul Coughing, Morphine et tout ceux qui ont jeté une passerelle entre jazz et rock mais on a encore plus l’impression de se retrouver dans un film noir dans un New York années 60 ou dans un livre de Chester Himes.

denizor
7
Écrit par

Créée

le 8 janv. 2017

Critique lue 34 fois

denizor

Écrit par

Critique lue 34 fois

1

Du même critique

Oiseaux-Tempête

Oiseaux-Tempête

8

denizor

1605 critiques

Critique de Oiseaux-Tempête par denizor

Le monde appartient aux ambitieux et Oiseaux-Tempête ne nous propose pas un simple voyage post-rock mais une véritable Odyssée dans une musique qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Album après...

le 10 janv. 2014

36 quai des Orfèvres

36 quai des Orfèvres

2

denizor

1605 critiques

Critique de 36 quai des Orfèvres par denizor

Ce film est un imposture. Au moment de sa sortie, la production avait capitalisé sur le passé de flic d'Olivier Marchal pour nous vendre le film comme "ultra réaliste", montrant de l'intérieur les...

le 1 févr. 2016

Pain Is Beauty

Pain Is Beauty

8

denizor

1605 critiques

Critique de Pain Is Beauty par denizor

Il est amusant de voir la promo de Chelsea Wolfe ramer pour définir la musique de la demoiselle : « drone-metal-art-folk » tel est le genre-valise utilisé pour catégoriser la musique de l’Américaine...

le 28 oct. 2013