Vous ne trouvez pas les toutes dernières sorties ? C'est normal : on rencontre un petit problème avec la base de données Musique. Désolé du désagrément et merci pour votre patience. On revient vers vous dès que la cause du problème est réglée.

La musique, j'l'aimais jusqu'à c'que j'sois dedans

Avis sur Ipséité

Avatar Walter Benyamin
Critique publiée par le

J'avais apprécié l'album précédent de Damso, mais face à sa manière de composer ses sons et de poser assez variable, cela demandait un certain effort pour réellement hocher la tête comme 2Pac. (2pacnodinggif)

Ici dès le première écoute j'ai aimé Nwaar Is the New Black, petite intro où il met les neuf sur les i annonçant la couleur de son album, un voyage introspectif dans Damso, où l'autobiographie fait irruption à tout va.

S'enchaîne alors la piste B de cette intro, #QuedusaalVie autre facette en mode Mr Hyde du personnage que celle précédemment présentée avec "j'fais que du saal" résonnant dans nos oreilles, touche légère et cynique

Viens alors Γ. Mosaïque solitaire avec une sorte de pont sauvage (bis),et une prod d'une lourdeur, porté par une profondeur dans la voix avec les chœurs, dans les thèmes. Dams se confesse, "Me demandez pas ce que je fais dans la vie/C'est si noir, vous s'rez pris de panique" il dresse un portrait sombre, remplis de travers et d'obsessions (comme la fume, l'alcool, les tchoins, ou son écriture prolifique). Il apparait meurtri, solitaire "Comme ma terre, j'suis riche que sous les décombres", et dans un ultime couplet, il finit sa confession devant l'abbé cherchant l'absolution mais aussi la justification de ce qu'il est.

Sans rentrer dans l'analyse textuelle par morceau, l'album témoigne d'un véritable enchaînements circulaires de pensées personnelles. "J'parle tout seul parce que personne sait répondre". Seul dans ses pensées, dans ses textes, dans ses remords, Lové et Macarena sont de bons exemples des obsessions qui le tiraillent, le bien et le mal, ses espoirs, sa famille, l'état du rap game (ya une bonne liste de références plus ou moins visibles) enfin il dévoile une vision du sexe morbide tant la mort y est souvent apposée (hormis dans le surprenant peur d'être père où le sexe est créateur de vie).

Enfin, la variété de styles et de flows sur la deuxième partie de l'album m'a agréablement surpris avec des morceaux aux influences B20 (Kin la Belle, Signalée, Noob Saibot) mais laisse peut être sur une impression de saturation.
(c écrit à l'arrache, bienveillance por favor)

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 2703 fois
12 apprécient

Autres actions de Walter Benyamin Ipséité