Et pourquoi pas ? Peu familier de la scène rock française, j'ai profité de la culture dans le domaine d'une des membres de Sens Critique pour découvrir ce « Longtemps », considéré par cette dernière comme le meilleur (du moins son préféré) du bonhomme. Alors vous dire que j'ai eu une révélation et que Louis Bertignac va directement intégrer mes incontournables musicaux : n'exagérons rien.
Cela s'explique notamment par plusieurs chansons que je trouve vraiment peu marquantes (« Elle pleure » en premier lieu), sans pour autant être désagréables. D'ailleurs, s'il y a un mot qui caractérise le mieux « Longtemps », c'est probablement celui-ci : agréable. C'est assez doux, mélodieux, voire vraiment planant parfois, l'évident talent de guitariste de Bertignac offrant quelques jolis solos, tout comme la qualité de certains textes, teintés d'une mélancolie presque « joyeuse ».
Toutefois, ce sont assurément quelques morceaux qui permettent de faire basculer « Longtemps » vers le bon côté de la Force : « Rendez-vous là haut » et le titre-éponyme sont ainsi une belle conclusion, avec ce qu'il faut de notes rock bien envoyées (avec même une légère influence « doorsienne » pour le second!) pour que cela fasse effet, et surtout mes deux coups de cœur : le délicieux « Les Frôleuses » (notez donc que j'aurais dit une fois dans ma vie du bien de Carla Bruni) et « La Saga des gnoux », empruntant volontiers à la culture indienne pour une fort belle réussite de cinq minutes. Bref, du très bon et du nettement plus anecdotique pour un album au demeurant plaisant : de quoi prolonger de quelques jours la découverte du « Gnac ».