Man Like Me
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Man Like Me

Album de Man Like Me (2009)

Ce que je peux vous dire avec certitude, c'est que nul ne connait cet album et nul ne connait ce groupe, si on met de côté les personnes qui effectivement connaissent l'un et l'autre (meilleure phrase d'introduction de l'histoire de SensCritique). Ce que je peux vous dire d'autres de Man Like Me sans trop me mouiller, c'est qu'il est composé de trois hommes : Johnny Langer, jeune homme dégingandé qui la plupart du temps se fringue n'importe comment (voir clip Single Dad) ; Peter Duffy, son acolyte rencontré sur les bancs de l'école en 1997, pas plus pertinent question vêture ; et enfin l'inénarrable Trombone Jerome, qui outre des qualités musicales indéniables possède le rare don de jouer du trombone en couche culotte (toujours voir clip Single Dad). Sans me tromper toujours, je peux même ajouter qu'ils nous viennent tout droit de la foutue London ces hurluberlus. Voila qui suffira pour les présentations.

Et s'il est vrai que nos trois zigotos ne sont que des hommes, comme leur blase semble l'indiquer, cela ne les empêche pourtant pas d'accomplir des miracles. Alors des petits on est bien d'accord, pas de nature à changer l'eau en vin par exemple, mais au moins de nature à changer les moues tristounettes en sourires ahuris, au moins de nature à faire tourner les terribles hivers en torrides étés. Sur ce point Jésus semble dépassé, avec ses antiques combines d'alcoolique. Il n'est d'ailleurs nul besoin alcool pour provoquer l'ivresse avec notre trio de londoniens cintrées, un seul album suffit : l’éponyme Man Like Me sorti en 2010, disponible au rayon hanches folles et délires des zygomatiques dans tout bon asile qui se respecte.

En fait, et pour être totalement honnête (pour une fois), il s’avère difficile de ranger la musique des ces Anglais dans quelque rayon que ce soit, tellement celle-ci se refuse à suivre un quelconque mouvement, ou plus exactement tellement celle-ci s'efforce à suivre plusieurs sillons à la fois, aussi opposés soient-ils. Dans ce capharnaüm sonore il est ainsi possible de distinguer les influences tout aussi bien de The Streets que des Specials ou de Madness. La promiscuité audacieuse de ces influences aurait d'ailleurs pu faire craindre à un grand barnum indigeste sur le papier, or il n'en est rien ; la magie de nos joyeux lurons opère inéluctablement, au gré des refrains irrésistibles, faisant mentir pour une fois le fameux adage «Qui trop embrasse mal étreint ». Et de ce cocktail festif se dégage alors une pop ensoleillée et sophistiquée, dont les résonances acoustiques, électroniques et tropicales procureront bien être et relaxation chez quiconque se donnera la peine d'y prêter une oreille attentive.

Alors tandis que vous serez occuper à écouter toutes ces joyeuses chansons en boucle, coinçant la bulle au soleil et passant irrémédiablement du côté allègre de la force, n'oubliez pas de vous ménager une petite pause histoire de mettre à jour vos cartes géographiques ; grâce à Man Like Me, Londres s'est définitivement éloigné de la griseur des septentrions pour se coucher irradié de soleil sous les tropiques, de miracle en miracle.

Single Dad
https://www.youtube.com/watch?v=gzGhn5j8TMI

Carny
https://www.youtube.com/watch?v=AY2MZ4K8xnk&list=PL139FF56C2E58375C

9 Lives
https://www.youtube.com/watch?v=oV200GUZCmE
Saint-John
8
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Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Si dans 100 ans la moitié de ces disques n'a pas atteint les 50 notes, je bute le chat

Créée

le 9 mai 2014

Modifiée

le 9 mai 2014

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Saint-John®

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