chronique écrite en 2004..


A l'époque du premier EP, Rocksound avait écrit : "Si Rhésus avait été originaire d'Angleterre, aucun doute que les médias en feraient la sensation du moment". Si cet avis était un peu exagéré à cette époque, il est tout à fait vrai aujourd'hui et pas seulement parce que les Grenoblois sont sortis vainqueur du concours CQFD des Inrocks. C'est vrai qu'au début on scotchera sur le morceau honoré Your smile is a commercial food pour cette même facilité à tracer que le Lost in supermacket des Clash ou qu'un bon vieux titre des Pretenders. Après ce sera le reste qui forcera le respect. Rhésus a progressé d'une manière vertigineuse passant du statut de bon élève à celui de référence indie pop/ rock hexagonale, l'équivalent français d'un Wedding present, d'un Iddlewild, d'un Coldplay. En seulement 6 titres (le groupe a eu l'intelligence de ne pas en proposer plus) on trouvera donc : power pop enlevé de 2'30 (Sugar Kid, Phoney love), longue digression sonique (Hello…histoire de montrer ce dont le groupe est capable sur scène), titre mélancolique construit autour d'un piano électrique lumineux (Electricity), hymne qui rassemble toutes les tendances (Shooting star, la merveille du EP). Tout en restant fidèle à lui-même, Rhésus a donc étendu sa palette et trouvé le juste équilibre entre jeunesse endiablée et maturité musicale. Pourtant enregistré avec des bouts de ficelles et sur des bases simples, l'album n'est pas avare en idées subtiles qui font mouche. Le groupe bénéficie plus que jamais d'une deuxième voix féminine en la personne de Laura, sa bassiste, qui apporte un contrepoint pop mélodique. Avec tout ça, on sera tenté de croire que Rhésus a le talent dans le sang !

denizor
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le 2 sept. 2015

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