chronique écrite en 2009...


Amateur de musiques proprettes, de rock lisse d'où rien ne dépasse, passez votre chemin : The Weddind soundtrack persiste et signe. Avec son troisième album, comme une boule de neige lancée à vive allure, le duo - formé originellement de Clément et de Mathilde, a grossi : après Simon, par ailleurs violoniste de Luis Francesco Arena, c'est au tour de Vivien de faire partie de la joyeuse bande. On ne sait pas très bien de quoi il joue d'ailleurs mais il n'a que l'embarras du choix : percussions nonchalantes, melodica oisive, guitares désaccordées, basse décomplexée...Peu importe, avec ses mélodies débordant largement du cadre, ces seize titres faits de mille et un détails, ne valent que pour l'émotion générale qui s'en dégage. TWS renvoie à la noise lo fi des origines (Sebadoh, Pavement) à l'époque où le force expressive naissait d'un rock indomptable.


Car cette attitude faussement je-men-foutiste et invariablement juvénile est bel et bien celle d'un groupe de rock, cabossé, bringuebalent certes mais profondément rock (plus en tout cas que certains parangons certifiés du genre au look idoine et à l'électricité conquérante). Avec ce traitement lo-fi et la voix de Clément épanchant sa mélancolie d'écorché vif, la musique devient d'autant plus touchante et même troublante (Night of loveless knights). Na na na ro s'écoute comme un voyage sur une route de montagne entre moments de défoulement et chansons à fleur de peau (sweetness ; song of despair, song of hope). Il y a là peut-être trop de titres au compteur (seize) mais ce groupe too much (tout en étant lo fi, petit paradoxe) a une faim de loup quand il s'agit d'enregistrer des morceaux. On leur pardonne ces excès de passion.

denizor
7
Écrit par

Créée

le 3 sept. 2015

Critique lue 19 fois

denizor

Écrit par

Critique lue 19 fois

Du même critique

36 quai des Orfèvres

36 quai des Orfèvres

2

denizor

le 1 févr. 2016

Suivre

Critique de 36 quai des Orfèvres par denizor

Ce film est un imposture. Au moment de sa sortie, la production avait capitalisé sur le passé de flic d'Olivier Marchal pour nous vendre le film comme "ultra réaliste", montrant de l'intérieur les...

Oiseaux-Tempête

Oiseaux-Tempête

8

denizor

le 10 janv. 2014

Suivre

Critique de Oiseaux-Tempête par denizor

Le monde appartient aux ambitieux et Oiseaux-Tempête ne nous propose pas un simple voyage post-rock mais une véritable Odyssée dans une musique qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Album après...

Pain Is Beauty

Pain Is Beauty

8

denizor

le 28 oct. 2013

Suivre

Critique de Pain Is Beauty par denizor

Il est amusant de voir la promo de Chelsea Wolfe ramer pour définir la musique de la demoiselle : « drone-metal-art-folk » tel est le genre-valise utilisé pour catégoriser la musique de l’Américaine...