"Michael J sheehy susurre "I'm desparated man" sur Donkey ride straigth to hell, le morceau le plus entraînant_ et le plus décevant_ d'un album désespérement clair-obscur. Il suffit de le voir sur la pochette le Michael, avec sa dégaine toute droite sortie d'un bouquin de Bukowski. L'Irlandais clôt ici sa trilogie consacrée à l'alcool, le sexe et autres tourments. Pourra-t-il passer plus tard à des ambiances plus diurnes ? Rien n'est moins sûr. En attendant, et bien qu'il se soit fait de nouveaux amis (l'ex-Cocteau Twins Simon Raymonde ou encore Alison des Cranes) le bonhomme traîne encore et toujours son blues (Mary, bloody Mary), sa poésie urbaine d'écorché. Avec Dimitri Tikovoi (Trash Palace) à la production, on aurait pu craindre le pire et imaginer le français apportant strass et paillettes dans l'univers sombre de Sheehy. Heureusement, rien de tout ça (N'en déplaise à Magic !), Sheehy est inflexible. Plus que jamais, il pourrait aisément se trouver des copains de biture auprès des Tindersticks (Teardrop time, Pretty little bouquets) ou de Matt Johnson (Swing Low). En attendant la cirrhose, cet album est donc à consommer sans modération, de préférence seul, en nocturne, avec une lumière pour le moins tamisée.

denizor
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le 8 sept. 2015

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