Juliette possède une gouaille bien à elle qui évoque les temps jadis, tout du moins la fin du XIXème - début XXème de la chanson française. Certains de ses accompagnements renforcent ce trait (accordéon), d'autres moins.
Elle sait en user de façon fort diverses, navigant de la chanson de marin jusqu'à rouler le "r" en enfer en passant par des mélopées plus saccadées ou nostalgiques. C'est dire l'étendue du talent de la dame qui alterne les styles avec maestria. Au sein d'un même titre, elle joue (que dis-je, elle interprète, elle incarne !) à osciller entre mesure et tempête, créant des atmosphères uniques pour chaque morceau. J'apprécie tout particulièrement le morceau l'Eternel féminin, véritable ode à la femme forte et diabolique mais ne dédaigne point du tout Au petit musée, petite perle nostalgique.
Dans Nour, chacun pourra y trouver son content et les pavillons ne pourront demeurer insensibles à ce véritable charivari auditif. Au cœur de cette débauche musicale en tous genres se tient une délicate petite lumière, témoignage d'une partie du nom de l'artiste.