J'en voulais, de la voix, mais je m'étais lassée de la sensualité parfaite d'Iggy Azalea, du côté complètement allumé de Yolandi Visser et de la violence d'Azealia Banks, les deux seules voix féminines que j'acceptais de mélanger à ma techno ambiante. Le rap se marie bien avec la techno. Le rythme frappe, puis la voix. Contraste intéressant.
J'en voulais, de la voix, donc. Et Gnucci est apparue. Je suis tombée sur "Work" par hasard, en traînant sur la Toile. Le clip m'a fait rire, la voix m'a plutôt plu. L'influence trap était évidente, dans ce son, et offrait quelque chose de nouveau à mes oreilles. Le trap me lasse vite, en vérité, je trouve trop peu de nuances et vachement de répétitions, (mis à part Comma, Mr Carmack, Yellow Claw et RL Grime). Alors Gnucci, je l'ai bien accueillie. Et c'est il y a quelques heures que j'ai tapé son nom sur toutes les plateformes liées au son que je connais.
J'ai décollé.
C'est tout fou, plein d'énergie. La voix est d'une insolence rare, amusante, on trouve des influences rap et trap, , ce rythme efficace et simple que j'apprécie déjà chez Brooke Candy, qui martèle le fond et s'allie parfaitement à la voix. Je ne saurais que vous conseiller d'écouter cette petite perle, et de vous noyer dans le clip "Work" aussi vite que possible. Ce genre de musique parle au corps de façon frontale. Chaque musique a son identité, qui cache sa folie et sa force.
Je décolle encore, le casque sur les oreilles, amoureuse de Gnucci.