Pablo Honnête (...Pardon)

Avis sur Pablo Honey

Avatar Thomas Archibald B.
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C'est fou comme un premier album ne dit en fait pas grand chose de la carrière à venir d'un groupe de rock.

En écoutant l'initial Showbiz de Muse puis ce Pablo Honey, comment se douter que le groupe qui va devenir une pierre angulaire du son british de ces 20 dernières années (au bas mot) est celui avec le premier album le plus banal ? Quand Showbiz enchaîne les riffs marquants et les morceaux épiques, le petit Pablo balance des murs de guitare un peu brouillon. Si on met de côté “Thinking About You” qui sort du lot à mes yeux, je n'y vois rien digne de se pâmer. Creep est un vrai tube, mais il ne m'a jamais fait vibrer.

Pourquoi cette comparaison ? Je ne sais pas vraiment. Dans mon esprit, ces deux groupes se sont toujours opposés dans tous les domaines, sauf sur ces premiers albums, où on retrouve des similitudes étonnantes. La voix de Yorke elle-même, sur ce Pablo Honey, ne semble pas finalisée et ressemble par touches à celle de Bellamy (sans la reprise de souffle ingérable, évidemment). Gamin, je préférais nettement les envolées de Muse aux morceaux complexes de Radiohead. Et puis j'ai écouté de plus près. Bon, l'évolution des albums de Muse m'a aussi bien aidé à appréhender les différences, ne nous mentons pas...

Plus de comparaison possible désormais : le son touché par la grâce de Radiohead, versus le rock d'AccorHotels Arena bien mièvre de Muse, sonnant aussi creux que le Stade de France un jour de match contre la Biélorussie. Rien que ça.

(PS: oui je sais, Radiohead aussi a joué à Bercy, merci).

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