Portland, Oregon, patrie des Sleater-Kinney et autres riot girls. Une ville de fille qui voit l'éclosion d'une nouvelle incarnation. Sauf que The Blow (Khaela et Jona) ont laissé de côté les guitares pour se procurer tout un fatras électronique. Elles n'en perdent pas ni leur âme, ni leur personnalité mais gagnent une fraîcheur bien réjouissante. Moins radicale que Peaches, moins lo-fi que CocoRosie (encore que...) et plus pop dans la version allemande du terme, la musique de The blow laisse une part non négligeable à la voix de douce conteuse à la Feist de Khaela, garanti que le format chanson est bel et bien préservé. Derrière les programmations sont à la fois ludiques et efficaces, agressives et enfantines, imprévisibles et tubesques (Pile of gold, parentheses). The Blow mélange allègrement les genres, pop, hip hop, groove comme des Luscious Jackson entièrement éléctroniques ou un groupe Morr music marqué par la street culture américaine. Suffisamment barré pour ne pas cartonner sur MTV mais suffisamment intéressant et frais pour me séduire.