Que fait Sébastien Pasquet quand il n'est pas Tristen et qu'il ne joue pas au sein de C++, Porco Rosso, Myra Lee ou Folks ? Eh bien il fait de la musique avec sa chère et tendre Bénédicte, sous le nom de Blanche as a Name ! Vous avez dit boulimique ? Ce nouveau duo n'est en tout cas pas le projet de trop pour Sébastien et bien au contraire exprime une nouvelle fois le talent du monsieur à composer de belles chansons indie folk. Tristen se déclinait largement en français ; Blanche as a Name s'exprime en Anglais excepté pour une étonnante reprise de Vian, un Fais moi mal Johnny qui avance à pattes de velours. Un peu comme son titre, Ravens (corbeaux) à comparer au nom même du duo, Blanche as A Name allie candeur et noirceur, une beauté troublante et troublée.


Derrière l'apparente simplicité, le duo sait rajouter les différents strates musicaux qui sauront pervertir un doux monde de naturalisme folk et d'harmonies de couple. Au début tout semble clair comme de l'eau de roche (Frost) et finalement, le duo brouille cette image idyllique en y ajoutant une bonne dose d'électricité aux entournures et quelques parties musicales étrangement sombres. Chanté à deux voix, Where I am est une charmante espagnolade, Dove est porté par un lyrisme mélancolique, avec ses petits moyens, Heart This prend une ampleur onirique insoupçonnée. Pourtant, ces morceaux véhiculent une certaine ambivalence avec des guitares qui titillent, quelques sonorités sourdes. Par touches, Like a Lake évoque Pixies, un titre fait d'une dentelle perversement tissée. Peut-être un des meilleurs hommages volontaires ou non- et des plus originaux ! - au groupe de Black Francis.

denizor
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le 28 déc. 2016

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