Par Julien Bécourt
« Go where new experiences await you », c'est ce qu'annonce la pochette de Repo, sixième album joyeusement taré de Black Dice et c'est exactement ce dont il s'agit. Rythmé par un hoquètement spasmodique qui caractérise leur son depuis l'après-Beaches and canyons, pierre angulaire de leur discographie, "Repo" est à la fois le plus catchy et le plus retors des albums de Black Dice, loin devant les années DFA mais de plus en plus proche d'Animal Collective, version sidérurgique et suburbaine. Fée électricité et horlogerie déraillante du circuit bending contre technologie bien huilée et indie boursicoteur, Black Dice a choisi son camp et semble prendre un plaisir fou à brouiller tous repères et à pulvériser au napalm les plate-bandes pop à coup de surréalisme sonore et de borborygmes post-industriels. Au menu : débris électroniques, percussions et riffs de guitare épars, techno primitive claudiquante et shoegaze sous champis ("Idiots pasture"), hip-hop embryonnaire, robot à la ramasse et crachotis de transistor aux piles usées (Earnings plus interest, Whirligig), basse-cour d'une planète inconnue et fanfare noise hawaïenne (Lazy TV), détritus de chansons et collages de samples disloqués (Buddy)... (...)
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