Pete Greenwood est connu comme membre de The Loose salute, le groupe formé par Ian Mc Cutcheon, le batteur de Slowdive puis de Mojave 3. Cette courte biographie arrive à point nommé pour rapprocher Greenwood de Neil Halstead, le talentueux songwriter des 2 groupes sus-nommés. Pour ces Anglais au teint pale, le soleil américain semble être devenu le nouvel Eden et la musique de Greenwood ressemblera à la version hardcore (comprendre encore plus roots) de Mojave 3. Greenwood fait donc une musique que seuls les Américains pur jus pourraient sembler produire. Guitare acoustique, slide, harmonium, dulcimer, violon en filigrane, rien de manque dans Sirens pour devenir un vrai album folk-country-blues. Avec calme et douceur, Greenwood avance à pattes de velours dans un album qui se découvre petit à petit et ne se donne pas tout de suite. Tout est bien ordonné, agencé, de bon goût, la voix de Greenwood –entre Halstead et Paul Simon – permettant de faire couler les mélodies. Manque seulement une certaine passion qui pourrait transcender les morceaux. Aux antipodes, le dépouillé Wine and rye et le fleuri – et plus pop - Penny dreadful retiennent plus que les autres titres l’attention. Mais cette ode à la tempérance n’est pas dénuée d’un certain charme naturel, garantie sans OGM.