Alain Johannes c'est l'homme de l'ombre: Un nombre stupéfiant de collaborations avec des artistes tels que les Queens Of The Stone Age, Chris Cornell, Them Crooked Vultures... C'est aussi un multi-instrumentaliste de talent ainsi qu'un producteur aiguisé à l'origine du dernier album de Mark Lanegan.
Seulement après tant d'années à servir les autres, la seule corde à son arc qui lui manquait était celle l'aventure en solo, afin de nous dévoiler son univers propre.
Dès les premières notes de la galette avec Angel Eyes, chanson réalisé en hommage à Natasha, le ton est donné : Un son acoustique incisif et une atmosphère intimiste ancrée dans une mélancolie ambiante.
Alain se pose en conteur, nous somme tels des enfants écoutant l'homme nous raconter ses aventures, ses déboires, ses joies, ses peines. D'une manière qui apparaît réellement sincère et c'est la force majeure de son album.
Finalement, un peu à la manière de l'album Chaos And Creation In The Backyard de Paul Mc Cartney, c'est le genre de disque ou il ne reste plus qu'a fermer les yeux, s'immerger à travers le son et voir nombres d'images défiler.
Un voyage à travers le fort intérieur du musicien en somme.