[...] Ensuite, cet élan de générosité... Mouais, pourquoi pas mais ça passe difficilement pour Storm The Gates qui pue la fainéantise. Déjà parce que des « Beaten To A Pulp » et « 100 Miles To Hell » ne représentent pas du matériel inédit puisque déjà sorti par le passé sur un EP. Et qu'il y a tout un tas de beaux moments de gênance où l'on sent que l'inspiration frôlait le zéro absolu. Allant même jusqu'à singer du Motörhead en BEAUCOUP moins bien sans même rechercher à se le réapproprier un minimum (« 100 Miles To Hell » justement). Et bien évidemment, à se pomper soi-même, dans la plus grande désuétude, sans spécialement que l'on y sente la moindre once de conviction (« Storm The Gates » qui aurait sans nul doute marqué un mauvais point s'il avait figuré sur At War With Satan, « We The Loud » très vilain clin d’œil à « Too Loud » qui ne méritait pas ça). Bref, des bons gros moments moches qui laissent amers. Il y a aussi la catégorie du correct quelconque qui sera toléré ou traité avec une cruelle indifférence selon l'humeur du jour (« Notorious », « I Dark Lord »). Tandis que d'autres, inespérés, iront ravir bien plus, jusqu'à sauver le navire du naufrage de justesse. Même si ça abuse des gimmicks que l'on ne connaît que trop bien. Mais qui marchent (encore) bien dans la catégorie du petit plaisir nostalgique. Notamment via les vocaux de « Destroyer » qui sauve les meubles en jouant la carte du lugubre bien second degré comme on l'aime ou encore les fulgurances thrashtrippantes de « Over My Dead Body » ou « The Mighty Have Fallen ».
Bref, Cronos très méchant, ça ne marche pas. On découvre avec Storm The Gates que Cronos trop gentil, ça ne marche pas spécialement non plus. Enfin, était-il si gentil parce que là, on a plutôt l'impression qu'il s'en cognait pas mal...
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