Sur le papier, j’avais tout pour adorer : des références affichées à Shannon Wright, Elysian Fields ou Mazzy Star, un petit côté curiste (Waiting Room), on a connu pire ! Mais la musique n’est pas une science exacte et finalement, Bee and Flower et son Suspension déçoivent. Le groupe formé en 2000 à New York ne ment pas sur ses intentions, et même sait trouver les atours étranges et pénétrant qui peuvent toucher. Mais – et, cela tient à peu de choses, le groupe ne transforme pas l’essai. Il faut dire que les lignes de chant de Dana Schechter ne sont pas vraiment en accord avec la musique derrière : trop lisse, trop lyrique, trop mainstream ; de quoi faire retomber le caractère vénéneux des arrangements. Ajoutez à cela quelques idées un peu too much (une certaine grandiloquence un peu toc) et vous avez un album de bon goût certes mais, qui, laisse beaucoup de regret.