Il y a toujours un endroit, quelque part, qui nous appartient à nous seul et où il fait bon se réfugier. Pour certains, le fantasme, la drogue, un coin reculé de l'esprit, la boisson, peu importe. Dans le cas présent, selon certaines logiques, il s'agirait de la drogue. Je crois pertinemment à la nécessité d'un échappatoire pour le mental humain. Encore plus si vos pensées sont envahissantes et que le hamster court continuellement dans sa roue. Par contre, cette fuite libératrice ne doit pas devenir le domicile principal de l'esprit. Car à ce moment, le risque demeure de ne jamais en revenir...


In flames à cette capacité particulière de pousser certains passages et d'en murmurer une autre partie. Le résultat se traduirait par une furie agressive touchant momentanément la folie. Le chanteur transmet souvent des émotions diverses de manière vocale en jouant avec le chuchotement, les aiguës, le cri et la voix dite normale. Plusieurs dénigrent le groupe sous prétexte de tendre vers le mainstream, l'accessible au public. J'y vois plutôt une diversification musicale jouant adroitement avec le lent, l'agressivité, le rapide, et même le touchant par instant. Beaucoup quittent le navire prétextant qu'il ne s'agit plus de death mélodique. Pour ma part, cet hybride n'a pas de semblable et devient donc intéressant.


Cette zone citée plus haut aa diverses formes et aussi diverses fins. Pour le solitaire, évidemment, il s'agira de sa solitude que je nommerai " oisive ". Un moment pour lui à faire ce qui lui plaît. Ainsi, il peut faire l' élagage de l'inutile et repartir plus léger. Certains privilégient le travail, se coupant du monde extérieur mais aussi de leur propre intérieur parfois trop bruyant émotionnellement pour demeurer contemplatif. Les arts, la cuisine, les sciences. Il y en a pour tous les goûts. Le danger réside cependant au niveau de la fuite.


Je n'ai jamais aussi hâte à un rassemblement qu'à retourner chez moi après le travail. Pourtant, on pourrait qualifier mon environnement comme de la merde toutefois, il s'agit de ma zone. Le problème vient surtout du fait que je me situe précisément entre ma zone et la fuite. Parfois, je pars excessivement loin dans l'évasion ce qui, insidieusement, m'emmène exactement là où il est difficile de revenir et ce, jusqu'au lendemain et souvent après. Comme je m'y sens bien, on pourrait l'illustrer comme de mini vacances. Le retour à la réalité ressemble donc à un lundi chiant, long, si possible inexistant. Or, la sensation de sevrage de ce confort coûte cher au mental. Irritable, impatient, déphasé, en désaccord total avec le milieu environnant quelqu'il soit. Être un enfant, ce serait la crise tel un bambin nécessitant une sieste. Un fumeur sans nicotine, un alcoolique sans sa petite froide, un junkie sans son fixe, une lasagne sans fromage.


Il faut faire attention à cette place tranquille que souligne le groupe de belle façon. On y ressent presque toutes les phases évoquées antérieurement. Vocalement, musicalement, émotionnellement. C'est d'ailleurs cette facette qui en fait une réussite. Parfois, on perçoit comme un remède la cure que l'on s'est astreint à respecter. On se rend compte finalement qu'en fait, il s'agissait d'un poison bien pire que ce qu'on tentait de fuir...

Jean-francoisBohémie
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Créée

le 14 avr. 2025

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