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Through the Dusty Paths of Our Lives par Benoit Baylé

Avatar Benoit Baylé
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Acclamé par la critique avant même sa sortie officielle, Through The Dusty Path Of Our Lives signe l’arrivée hexagonale d’un album fédérateur pour tout fan de stoner et de heavy rock. Abrahma naît de la dislocation salvatrice d’Alcohsonic, au rock bluesy plutôt éloigné des préoccupations grandissantes de chacun de ses membres : citons pêle-mêle Monster Magnet, Melvins,Black Tusk, Clutch, Planet Of Zeus, Red Fang, Soundgarden voire une soupçon de rage seventies à la Leaf Hound ou Fraction… Abrahma, sans concession aucune, annonce la naissance d’une nouvelle forme de rage à la française, une rage maîtrisée née d’une sorte de gloubi-boulga entre la reconnaissance des gloires du passé heavy psyché et l’envie d’un rock nouveau, taillé pour la communion scénique. De toute évidence, la nostalgie n’est ici prétexte qu’à la renaissance, la résurrection en finalité. 2011 avait vu l’arrivée discographique des prometteurs Mars Red Sky, 2012 sera l’année d’Abrahma.

Il faut signaler qu’il y a, dans Through The Dusty Path Of Our Lives (soyez sympas les gars, faites plus court la prochaine fois) largement matière à apprécier : 1h10 de savant mélange de talent et d’audace. Il en fallait, pour oser proposer un premier album d’une telle longueur. Cela dit, parfois et pour certains, le talent n’est finalement qu’une overdose de confiance en soi… Confiante et maîtrisée, la voix de Seb Bismuth l’est en tous points. Plus proche d’un grunge à la Cornell que d’un stoner à la Dave Wyndorf, elle ne dépareille pas dans le voyage psychéd-épique proposé par le quartet même si elle montre parfois une certaine carence dans la variété des lignes de chant proposées. La formation s’évertue au fil des quinze titres de fournir assez d’éléments de rêveries à l’auditeur pour que celui-ci sorte de son périple avec l’impression d’avoir assisté à quelque chose de nouveau, voire d’unique. Les efforts ainsi opérés aboutissent à un résultat assez mitigé, car il semble que cette envie de fantasmagorie (« Oceans On Sand », exceptionnel) soit quelque peu phagocytée lorsque les passages plus viscéraux interviennent (« Here Sleep Ghosts »). Il faudra mettre ces négligences de fond sur le compte du fait qu’il s’agit là d’un premier et long album, car du reste, tout y est.

Les hymnes (« Tears Of The Sun », « Neptune Of Sorrow ») côtoient les suites psychédéliques héroïques (« The Maze »), les guitares acoustiques rêveuses (« Oceans On Sand ») dansent de pair avec les distorsions orageuses (« Honkin’Water Roof ») et, pompon sur la galette, Ed Mundell est de la partie sur l’extraordinaire « Big Black Cloud ». Le dessein psychéd-épique lancé par Abrahma est fort réjouissant, et, foi de Doc, il serait fort raisonnable que l’amateur de stoner, stoned ou pas, se procure ce long brûlot que l’on qualifiera en deux mots : rêveur et fulminant. Et prometteur. Et nécessaire.

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