Avec Young and Old, Tennis livre un album soigné, rétro et cohérent, mais qui peine à dépasser sa propre esthétique. La production est propre, les influences (Fleetwood Mac, Carole King) bien digérées, et la voix d’Alaina Moore porte une mélancolie douce. Tout est en place… peut-être trop.
Le charme opère, certes, notamment dans les titres comme Origins ou It All Feels the Same, où l’on sent une vraie maîtrise de la pop vintage. Mais passé l’enchantement des premières écoutes, un sentiment de redondance s’installe. Le disque reste en surface, évitant tout réel déséquilibre émotionnel ou audace formelle.
Ma note de 7/10 reflète cette ambivalence : un album plaisant, à l’univers clair, mais qui manque de prise de risque pour réellement marquer. Une œuvre confortable, qui caresse plutôt qu’elle ne secoue.