7
956 critiques
Très réussi
Plus j'écoute cet artiste, plus il m'emporte dans son univers à la fois folk et décalé. Ici, la musique est beaucoup plus présente que dans ses précédents opus et surtout sur les 4 dernières de...
le 10 oct. 2014
Daniel Bejar est à la fête ! Toujours membre de The New Pornographers, le Canadien continue de sortir régulièrement sous le nom de Destroyer ses propres chansons. 6e album et l'affirmation d'un style, par les temps qui courent, inimitable. Plus que jamais, Bejar adopte un chant outrancier, théâtral où le mot "interprète" reprend tout son sens. On pense évidemment au Bowie des années 70 voire au plus récent Hawskley Workman. Bejar semble tout droit sorti de "Phantom of Paradise"(Notorious lightning). Il hante l'Opéra…oh pardon sa chambre d'abord puis les studios JC/DC de Vancouver ensuite. Le Canadien travaille seul ou presque, donnant de la brillance à sa guitare acoustique et de l'émotion à son piano, jouant au chef d'orchestre pour des cordes synthétiques et des cuivres numériques. Il doit être grimé de maquillage outrancier et pailleté, se dit-on parfois alors qu'il n'a qu'un simple bonnet et une barbe de 10 jours. Son glam rock et sa pop baroque (Destroyer proche de Divine Comedy ?) sont peut-être faits de pacotilles, d'ersatz synthétiques, cela ne les empêche pas d'avoir de l'ampleur et du souffle (An actor revenge) et de faire éclater le talent de songwriting de Bejar et sa faculté de nous transporter. Sa solitude de "barockeur" de fond rend encore plus touchants Bejar, son attitude et ses envies, donnant aussi une patte encore plus particulière à sa musique. Ou comment faire de ce qui aurait pu être un handicap, un atout. D'ailleurs, sans son attirail glam, adoptant un folk dépouillé (what road, ) Bejar montre qu'il atteint aujourd'hui sa maturité de songwriter. On le juge exubérant, on le découvre aussi mélancolique (Certain things you ought to know) ou clair-obscur (It's gonna take an airplane avec une mélodie que l'on jugerait écrite par Greg Dully). Bejar étonne sans cesse, séduit tout le temps, et rentre dans la catégorie des grands originaux. Comme Bowie, comme Jonathan Richman, comme Scott Walker.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs albums de 2004
Créée
le 27 sept. 2016
Critique lue 59 fois
7
956 critiques
Plus j'écoute cet artiste, plus il m'emporte dans son univers à la fois folk et décalé. Ici, la musique est beaucoup plus présente que dans ses précédents opus et surtout sur les 4 dernières de...
le 10 oct. 2014
8
1605 critiques
Le monde appartient aux ambitieux et Oiseaux-Tempête ne nous propose pas un simple voyage post-rock mais une véritable Odyssée dans une musique qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Album après...
le 10 janv. 2014
2
1605 critiques
Ce film est un imposture. Au moment de sa sortie, la production avait capitalisé sur le passé de flic d'Olivier Marchal pour nous vendre le film comme "ultra réaliste", montrant de l'intérieur les...
le 1 févr. 2016
8
1605 critiques
Il est amusant de voir la promo de Chelsea Wolfe ramer pour définir la musique de la demoiselle : « drone-metal-art-folk » tel est le genre-valise utilisé pour catégoriser la musique de l’Américaine...
le 28 oct. 2013
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème