Comment ne pas finir accro quand la première dose est aussi délicieuse…
Premier projet et SCH vient déjà marquer l’histoire de son art au fer rouge avec son nom. C’est simple, tout est calculé au millimètre près pour être exceptionnel.
On commence par la cover, simplement légendaire. Probablement l’une des plus marquantes du rap en France. Tout est iconique, comme le majeur en l’air ou encore la tête de crackhead de SCH.
Le personnage, unique, caractérisé par une voix indescriptible, est évidemment le plus gros point fort. En effet, la voix marquée de SCH ne laisse pas indifférent. On n’a jamais entendu quelque chose de tel dans le rap FR auparavant. On pourrait se dire que c’est pour une raison, et bien il vient prouver le contraire en se servant de ce détail comme sa plus grande force. Il est très vite mis à part, en étant qualifié d’une voix UNIQUE. Ça va beaucoup aider pour l’image et surtout pour se démarquer du reste de ce qui se fait à ce moment-là.
Niveau musique, c’est un très grand niveau. L’écriture est hors du commun, c’est punchline sur punchline. SCH ne nous laisse pas une seule seconde de répit sur tout le projet, à part avec l’excellente interlude qu’est « Genny & Ciiro », qui laisse apercevoir la prod simplement enivrante de « Gomorra ». Les musiques et phases bien hardcore rentrent et restent dans la tête pour longtemps. Car oui, les paroles choquantes et violentes servent ici à marquer l’esprit. Mais ce n’est jamais, en aucun cas, violent pour rien : ici, on se sert de ça pour grossir tous les traits et respecter le personnage vu précédemment. Tout ça mêlé à des productions simplement mémorables. Tous les sons de l’album, pris à part, même sans la voix de SCH par-dessus, sont des chefs-d’œuvre absolus qu’on croirait presque faits à la perfection pour lui. Tout est génialement audible.
En termes de featurings, c’est un peu la « tâche ». Selon moi, les sons du projet les moins réussis sont ses featurings. Déjà, pour commencer, SCH rend totalement invisibles tous ses invités. Tout le monde, sauf Lacrim, qui s’adapte à la perfection à son environnement et réussit à laisser un vrai impact sur le morceau « Liquide », malgré une meilleure performance de SCH. Le reste, et même celui-ci avec Lacrim, ont, je trouve, plutôt mal vieilli, contrairement aux autres sons de l’album. Sadek n’a, pour moi, jamais été très bon et intervient sur ce qui est probablement l’un des pires sons de l’album, donc forcément, on n’en garde pas un super souvenir.
La communication, malgré le fait d’être un élément secondaire presque extérieur, est simplement exceptionnelle. Les choix des musiques à clipper ont un réel intérêt et viennent appuyer la musique et les paroles avec des images et des visuels très forts. Comme par exemple avec le clip légendaire de « A7 », qui fait réellement trembler. Si la musique était déjà violente et très exagérée, le clip vient en rajouter une énorme couche. Des visuels choquants qui réussissent parfaitement à marquer le « spectateur ».
Rien à ajouter : A7 de SCH est devenu un réel monument et un classique du rap français. La suite s’annonce prometteuse…