J'adore écouter cet album le soir.
Une véritable madeleine de Proust qui me rappelle mon ancienne vie à Berlin, les lendemains de soirées, à écouter inlassablement cet album avant d'aller me coucher.
C'est un album qui s'est affiné avec le temps, ce mélange d'ambient, IDM et post-rock est littéralement du miel pour les oreilles. On le lance et on plisse les yeux, on ne voit plus le réel et notre imagination prend le dessus. La lumière s’obscurcit progressivement tout autour pour laisser apparaître des vagues de couleurs orangées danser au rythme des sons.
On arrive à décomposer chaque bruit comme une feuille de papier calque qui se superpose sur d'autres. En se concentrant sur un bruit, on redécouvre les musiques avec une autre dimension, pour un plaisir infini.
Mon coup de coeur est sûrement Roliga Timmen (Longing Machines), qui raconte une histoire sans besoin de mettre des mots dessus.
En tout cas difficile de parler de cet album de façon objective, mais je retombe à chaque fois dans une belle mélancolie qui me fait du bien. On sent que cet album a été composé avec les tripes, c'est rare.
Attention à la descente une fois le voyage terminé, il est parfois brutal.