Retrouvant le producteur américain Baird, la chanteuse britannique Arlo Parks poursuit sa mue avec ce troisième album studio. Elle habite désormais pleinement un paysage urbain nocturne – L.A., New York, Londres – dont les textures et les vibrations rythment la déambulation. Une nappe, des beats, une ligne de basse, quelques touches de piano.
Sa vibe soul des origines s’est ici totalement dissoute dans la club music et le trip-hop, investissant un territoire musical déjà exploré sur son précédent album. Ambiguous Desire invite donc l’auditeur à plonger dans une torpeur mélancolique électro douce ; un techno-décontractant.
La nuit tracée par Arlo Parks et son producteur peut paraître trop feutrée pour une oreille aventureuse. Mais l’envie irrépressible de m’y abandonner à nouveau une fois celle-ci terminée dit bien tout le plaisir que j’ai eu à l’écouter.