Cet album de 2013 est signé par Ed Motta artiste brésilien passionnant, aussi fin connaisseur de la radio (il y a été animateur), que de BD et de films et même de gastronomie française dont il est friand. Cet album est dédié à l’AOR comme son titre l’indique, un hommage à la musique telle qu'on pouvait l'entendre entre 1978 et 1982, la grande période de cette musique west coast, AOR veut dire "Adult Oriented Rock". C'est une terminologie qui vient des années 70. Les radios l'utilisaient pour désigner des groupes et artistes comme les Doobie Brothers, Christopher Cross, Steely Dan (LA référence avouée majeure de cet album !), Tod Rundgren, Bill La Bounty, Linda Ronstadt...La voix d’Ed rappelle Stevie Wonder à certains moments, il assume d’ailleurs parfaitement l’influence. Bref, de sacrées références ! Sur ce disque, il y a un travail très précis et recherché en termes techniques, de son, et concernant l'importance des musiciens et des solos. C’est une sorte de retour dans l’adolescence, réussi et addictif car je me le repasse régulièrement, j’aime beaucoup cet artiste bien trop discret sur les scènes françaises. De « Playthings Of Luv « en passant par « Simple Guy » ou « Dondi » (ma préférée sans doute), on voyage au paradis de la Westcoast où Christopher Cross est le roi. La voix de Motta fait preuve d’un groove permanent sans être d’une puissance folle mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Allez, si on veut pinailler, la 2e moitié est peut-être un peu moins convaincante que la 1ère, un peu répétitive, mais cet album est son 1er en anglais (une édition est aussi parue en portugais pour le Brésil) mais il est extrêmement agréable et le type est vraiment sympa.