En mars 2002, Jane emmenait le répertoire de Gainsbourg vers des terres orientales, les chansons de Serge se teintaient de rythmes arabo-andalous. Voilà une excellente idée. Sauf que cet album live n’est pas mon préféré de Jane et je me suis parfois ennuyé (« Anno », « Les clés du paradis »…). Et ce traitement, courageux, ne fonctionne pas tout le temps comme sur le « Elisa » d’entrée, « Comment te dire adieu » très ralentie (mouais…)…Le spectacle a été enregistré sur la scène de l’Odéon. Elle y paraît en compagnie du violoniste oranais Djamel Benyelles, qu'on a entendu avec Khaled, Cheb Mami ou Cheb Kader mais aussi Florent Pagny, Jacques Higelin, Enrico Macias ou Yannick Noah. Leader de Djam & Fam, il aime mélanger sonorités et rythmes d'Orient et d'Occident, ce qui lui donne une certaine parenté avec Gainsbourg. Avec Djamel qui vient d'Algérie, deux musiciens berbères marocains (Amel Riahi à l’oud, Aziz Boularoug aux percussions) et le pianiste Fred Maggi. Elle a emmené ce Gainsbourg oriental en Allemagne, au Japon, en Russie, en Ukraine et chez elle, en Grande Bretagne. Idée intéressante au départ mais qui ne m’a pas totalement convaincu, comme s’il manquait un petit truc pour que ça fonctionne complètement entre sa voix et ses arrangements.