Cet album live permet de retrouver Jane au Palace, entourée d’un groupe restreint, en particulier des cordes, avec Hélène Szanto (contrebasse), Dominique Pinto (violoncelle), Frédéric Maggi (piano, keys) et Nicolas Dubosc (guitares, cordes). Ni batterie, ni basse électrique, le parti-pris de Jane est donc d’épurer ses chansons. Une manière intimiste, tout en retenue et en sincérité, de reprendre des chansons de Gainsbourg écrites pour elle-même, mais aussi Régine ("Les P'tits" Papiers") et Anna Karina ("Sous le soleil exactement")…Pour la 1ère fois, elle osait mesurer ses propres paroles avec celles de Gainsbourg (« 14 février », « Période Bleue », « Madame »…) et s’affirmer comme auteure. C’est une artiste engagée qui dédie même une chanson consacrée à Aung San Suu Kyi et que Jane chantera, dit-elle en public « jusqu’à ce que les choses changent en Birmanie ». Un très joli concert d’une artiste qui nous manque beaucoup aujourd’hui. Sa voix fragile mais qui tient toujours est à chaque fois émouvante. Il suffit d’écouter «Yesterday, Yes A Day », par exemple.