Audio, Video, Disco. par Srsim
On l'avait attendu, ce nouveau Justice. Malgré les déclarations des deux guignols, qui avaient laissé entendre qu'ils allaient s'orienter vers un son plus "disco", tout le monde attendait quand même un truc relativement mordant, dans la lignée de l'EP Planisphère ou du live Across The Universe.
Alors certes, même si on retrouve toujours les gimmicks du duo (synthés overdrivés, basse slappée et "poum-tchak") sur la plupart des morceaux, on ne peut s'empêcher d'être déçu par cet Audio, Video, Disco.
Déjà, et c'est une critique qui revient assez souvent, le mixage est mauvais. Tout est sur le même plan, on croirait entendre une publicité radio criarde pendant une émission matinale pour lycéens. Aucun détail révélé par une écoute attentive, j'irai même jusqu'à dire que l'album sonne pareil écouté sur des haut-parleurs de laptop ou au casque relativement haut-de-gamme. Sortir un truc aussi compressé en 2011, ça passe quand on s'appelle David Guetta ou Lady Gaga, mais pas quand on a acquis une certaine notoriété dans le milieu de la musique électronique.
Ensuite, l'album est chiant. Je comprends la volonté d'avoir voulu recréer une ambiance prog rock 70's, le problème est que ça ne passe pas. Une bonne moitié du temps d'écoute ne semble faire office que de remplissage. Le morceau Brianvision, hommage à Queen (jusqu'au nom) et à leurs harmonies quasi-opératiques vire plus à la parodie insultante qu'autre chose.
Après tout n'est pas non plus complètement perdu, les deux premières pistes accrochent bien l'oreille et remplissent bien leur rôle d'ouverture et d'annonce d'un album léger et pop. Tout le problème est là : c'est de la pop. Et je pense qu'on était en droit d'en attendre un peu plus.