Avatarium
7.3
Avatarium

Album de Avatarium (2013)

Tout vient à point à qui sait entendre...

2013 était jusqu'alors un voyage musical bien triste, pourtant de nombreux piliers que je croyais indestructibles jonchaient le parcours :
My Bloody Valentine, Pearl Jam, Queens of the Stone Age, Steven Wilson, Sigur Rós, Black Sabbath, Spock's Beard... n'ont créé en moi qu'ennui ou au mieux léger tressaillement.

Au moment où je me demandais si je ne devais pas aller voir un psy pour les prémices d'une dépression, est arrivé Avatarium.
Le handicap était lourd, les chanteuses dans le métal ça n'est pas franchement mon truc, de Nightwish à Arch Enemy j'ai souvent la sensation d'entendre des voix surfaites ou factices pour palier au genre (une petite seconde, 6 fémens sont en train de déféquer sur mon paillasson en proférant des obscénités avec des voix gutturales)

Cela dit tous les projets de Leif Edling, cerveau de Candlemass, attisent ma curiosité.
Bien m'en a pris, Jennie-Ann Smith, inconnue au bataillon, est l'attraction première du disque.
Son timbre de voix est assumé, pas de trucage ou tricherie pour passer des couplets acoustiques et planants aux refrains ou ponts plus lourds, uniquement de la maitrise.
Au delà des considérations techniques, ce qui m'a marqué est la puissance de son interprétation. Elle habite littéralement les paroles, nous embarquant dans les songes poétiques de l'album, à la limite d'être possédée sur Avatarium et The Bird of Prey...
On en vient à oublier que certains morceaux comme Boneflower sont construits sur une progression d'accord d'une banalité quasi insultante. La faute à la seconde attraction du disque...Marcus Jidell.
Voilà bien longtemps que je n'avais pas eu envie de repiquer des solos sur un album, son jeu lead se situe entre Mikael Åkerfeldt et Slash.
C'est sur les plages les moins marquantes de l'album (Lady in the Lamp, Boneflower et Tides of Telepathy) qu'il semble le plus s'éclater finissant les morceaux sur des envolées slides épiques, apportant ainsi un second souffle à certains passages faiblards.

Sans conteste le disque le plus consistant de cette année pour moi.
Nicolas_Dritsch
9
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le 30 déc. 2013

Critique lue 303 fois

Nicolas Dritsch

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